10 décembre 2007
HOCKEY MATCH in PARDUBICE
Invité a un match de hockey, hier soir, a Pardubice. Histoire de voir l´équipe locale (HC Moeller Pardubice) se faire dezinguer par le Slavia Prague (1-4). Les spectateurs jetaient des pains d´épices sur la piste pour manifester leur mécontentement :) Et pour balayer la glace, ils ont leurs soubrettes. :)
30 octobre 2007
TAVIK FRANTIŠEK ŠIMON

T.F.Šimon (1877-1942) est un peintre et graveur Tcheque largement méconnu aujourdhui mais qui a cependant une oeuvre énorme a son actif. Comme on peut le voir sur le site www.tfsimon.com qui propose un catalogue tres complet de ses oeuvres, il a croqué non seulement Prague mais aussi Paris, l´Espagne, le Maroc, le Japon, la Hollande... Ses oeuvres valent largement le coup d´oeil et surtout permettent de voir que Prague est restée la meme. 
PRIX KAFKA 2007

La Société Franz Kafka a décerné mardi 30 Octobre, le Prix Kafka au poete Francais Yves Bonnefoy. La statuette censée représenter cet hommage est une copie reduite de la statue que l´on peut voir dans le quartier de Josefov, devant la synagogue Espagnole.
Les précédents lauréats :
2001: Philip Roth - USA
2002: Ivan Klíma - Czech Republic
2003: Péter Nádas - Hungary
2004: Elfriede Jelinek - Austria
2005: Harold Pinter - Great Britain
2006: Haruki Murakami - Japan
27 octobre 2007
28 OCTOBRE : FETE NATIONALE, JOUR FERIE
Le 28 Octobre est une date spéciale pour la République Tcheque puisque c´est la date de l´indépendance nationale de la Tchécoslovaquie. Celle-ci a en effet vue le jour juste apres la Premiere Guerre Mondiale, au milieu des décombres de l´Autriche-Hongrie (voir carte). Les peuples Tcheques et Slovaques sont réunis en un meme état avec Prague pour capitale. C´est pourquoi la date est aussi célébrée en Slovaquie.
The October 28th is a special date for Czech people, since it means the create of the free state of Czechoslovakia, out of the remains of what was Austria-Hungary, just after the WWI.
Les deux principaux artisans de l´indépendance Tchécoslovaque sont Tomáš Guarrigue Masaryk (photo) et Edvard Beneš. Le premier est évidemment le plus connu. Lorsque la Premiere Guerre Mondiale éclate, il quitte l´Autriche-Hongrie et se réfugie a l´Ouest, en France, en Suisse et enseigne en Angleterre. Beneš, lui, séjourne a Paris plus fréquemment et ensemble ils parviennent a convaincre les dirigeants Alliés qu´il faut démembrer l´Autriche-Hongrie. Masaryk ira jusqu´aux Etats-Unis, pour rencontrer le Président Woodrow Wilson et le convaincre de créer un Etat Tchecoslovaque.
The two main leaders who helped the creation of this state without any real historical foundation are Masaryk and Beneš. They spent all the WWI in exile, in England for the first, in France for the second, which enabled them to have an influence on the leaders of the Allied. Masaryk went as far as USA and met Woodrow Wilson several times and eventually convinced.
Edvard Beneš deviendra Ministre des Affaires Etrangeres du nouvel Etat, avec Masaryk pour Premier Président, avant de devenir a son tour Président le 18 Décembre 1935 lorsque Masaryk devra démissionner, a cause de problemes de santé. Il restera a son poste jusqu´a la signature des Accords de Munich en 1938, ou Hitler oblige la Tchécoslovaquie a céder les territoires des Sudetes, peuplés en majorité par des Germanophones.
Masaryk became President of the First Republic, and Beneš Foreign Secretary. When Masaryk was forced to resign because of health problems, Beneš became President (1935) until the signature of the Munich´s Treaty (1938) when Czechoslovakia was obliged to give up to Hitler the Sudeten lands where lived German-speaking people.
27 août 2007
MONSIEUR LE PRESIDENT
This man is Vaclav KLAUS (1941 - ...).
He is the Second President of the Czech Republic (after Vaclav Havel). Which means he won the right to have the photography of his driving license in all the basic and high schools of the country !
Politically, he belongs to the Civic Democratic Party which he cofounded in 1991. He advocates free market and was himself an economy teacher.
He is considered as Eurosceptic. He doesnt want to give up to much power to the UE.
He was firmly opposed to the invasion of Irak in 2003.
Last but not least, according to him Global Warming is a myth, and environtalism is the biggest threat to democracy, freedom, and prosperity since Communism !
06 juillet 2007
FETES NATIONALES
Deux fetes nationales se suivent en Tchéquie a l´heure actuelle. Le Jeudi 5 Juillet, c´est la fete d´Etat en l´honneur, ou a la memoire de CYRILLE ET METHODE, les deux moines evangelisateurs expédiés par Byzance pour aller évangéliser les tribus Slaves d´Europe Centrale. 
Et aujourd´hui, Vendredi 6 Juillet, c´est la fete en l´honneur de Jan HUS, un autre religieux, tcheque celui-ci, qui tenta de proner des idées un peu trop subversives pour l´Eglise Catholique de son temps et qui finit sur le bucher, a Constance, en 1415. Ce qui allait déclencher une série de guerres incessantes contre les Tcheques, desquelles ils allaient sortir couverts de gloire, et acceder a une certaine forme d´indépendance religieuse.
Du coup, ca leur fait un weekend de quatre jours ! Malin !
01 juillet 2007
NUCLEAR ATTACK ON CZECH REPUBLIC ! / ATTAQUE NUCLEAIRE SUR LA TCHEQUIE
Last month, on Sunday the 17th of June, the Czech people who were before their television between 7h and 8h have had the great surprise to see a nuclear attack LIVE on their country ! And to be the victims, incidentally, of an hoax which is worth Orson Welles´ War of the Worlds hoax in the 30´s.
Between 8h and 9h, the Czech television on the second channel shows pictures of Czech lanscapes throughout the country, without comments, just with music... A nice way to wake up and to start the day... But not this day because an artgroup decided to target this show. They simply hijacked the signal and broadcast a program of their own, copied on the show of CT2, in which you can suddenly see a big flash, followed by the traditionnal nuclear mushroom.
You can see it on Youtube or here : http://myspace.com/ztohoven
Consequences :
-panic through the country
-the TV has decided to sue the artgroup.
Incidentally, i fear that this initiative will be counterproductive. Maybe now the Czech people will REALLY want the nuclear umbrella that Bush tries desperately to implant in their country ... :)
29 mai 2007
DAVID ČERNY, UN ARTISTE TCHEQUE
En me baladant dans Prague aujourd´hui je suis tombé par hasard sur une statue dont je n´avais eu que oui-dire, l´oeuvre d´un artiste tcheque tres connu et qui aime la polémique : DAVID ČERNY Cette statue est un pastiche de la statue de Saint-Venceslas qui trone tout en haut de la Place Saint Venceslas, sous le Musee National. Le personnage est tout a fait le meme (vous pouvez comparer avec la photo qui se trouve dans l´album Prague) mais cette fois-ci le cheval est suspendu par les pattes en l´air, il tire la langue, il est crevé, et le tout prend un air grotesque.

De meme, la statue de la Rue de Bethleem, ou un homme (qui ressemble etrangement a Masaryk si je ne m´abuse) est suspendu au dessus du vide, une main dans la poche, on la doit elle aussi a Černy. Cette statue la, selon ce que j´ai lu, representerait la faillite du Communisme. Enfin, il y a aussi la statue a l´entree du Musee Kafka, avec deux hommes en train d´uriner dans un bassin qui a la forme... de la Republique Tcheque elle-meme ! Ca aussi c´est David Černy !
Le bonhomme est né a Prague en 1967 et a fait ses premieres armes en tant que sculpteur et polémiste en 1991, lorsqu´il repeint un tank Sovietique en rose. Scandale ! Il ne s´est pas assagi. Il est toujours aussi violemment Anti-Communiste, aime surprendre et choquer, vomit l´actuel President Vaclav Klaus.
Une interessante interview est a lire ici sur le site www.cafebabel.com
22 avril 2007
JAN HUS et LES GUERRES HUSSITES
Au commencement du XVe siecle, le Royaume de Bohême doit faire face à de nombreux défis, économiques d’abord, et sociaux ensuite, lesquels ne vont pas tarder à exploser en guerre ouverte à cause du facteur religieux.
Le Concile de Constance
le monde Chrétien
A cette époque
Jan Hus (1370-1415)
Jan Hus étudie l’Université Charles de Prague. Professeur, prêtre, il devient en 1402 recteur de l’Université, laquelle est divisée entre la faction Tchèque et la faction Allemande. Influencé par les écrits de l’Anglais John Wyclif, il critique les fautes du catholicisme, un sujet particulièrement populaire à une époque où les moins et abbés amassent des fortunes au dépens non seulement des populations, mais aussi des enseignements du Christ. Ses appels à une réforme de l’Eglise et sa défense des écrits de Wyclif, dont les livres sont brûlés et interdits, lui valent l’excommunication. Chassé de Prague, il prêche dans les campagnes de Bohême où ses doctrines gagnent en popularité.
La Vérité Vaincra
Il accueille le Concile de Constance avec l’espoir de voir ses thèses confirmées et soutenues. Il s’y rend avec un sauf-conduit de l’Empereur en personne. Les débats finissent par se transformer en procès. Incapables de contrer son éloquence, les Inquisiteurs finissent par le jeter en prison pour avoir nié l’autorité de l’Eglise. Interrogé, torturé, il ne se renie pas et finira par être condamné comme hérétique au bûcher. Cela se passait le 6 Juillet 1415. Les bourreaux prennent soin (comme pour Jeanne d’Arc) de collecter ses cendres et d’aller les jeter dans les eaux du Rhin afin qu’il ne reste rien de lui avec quoi faire une relique hérétique. Mais aujourdhui Jan Hus est bien plus qu´un martyr, c´est un héros national ! Il a une statue gigantesque qui trone au centre de Prague, le jour de sa mort est fete nationale en République Tchèque et la devise du pays n´est rien moins que les derniers mots qu´il aurait prononcé sur le bucher :
La Révolution Hussite
Dès que la nouvelle de la mort de Jan Hus arrive à Prague, les nobles de Bohême favorables aux idées du réformateur (et désormais martyr) envoient à Constance une protestation condamnant l’exécution de Jan Hus. En réponse, l’Empereur Sigismond a la mauvaise idée de déclarer qu’il noierait tous les partisans de Jan Hus. Les troubles éclatent aussitôt et les Hussites se préparent à la guerre. Mais il faut attendre le 30 Juillet 1419 pour que la situation bascule : ce jour là, une procession hussite défenestre les conseillers impériaux. Cet événement provoque la mort par infarctus de Wenceslas Ier, roi de Bohême qui tolérait, voir soutenait les Hussites, à la différence de son demi-frère Sigismond qui va avoir les pires difficultés à conquérir le Royaume.
La Première Croisade
la Bohême
Pour reprendre la succession du Royaume de Bohême, Sigismond obtient l’aide du pape Martin V (choisit par le Concile de Constance que l’Empereur avait lui-même convoqué ! CQFD) qui promulgue le 14 mars 1420 une croisade pour l’extermination des hérétiques Hussites. Des pillards de toute l’Europe et des Princes Allemands se réunissent pour donner l’assaut à Prague, qui est assiégé le 30 Juin 1420. Mais Jan Zizka (photo) détruit l’armée croisée à la bataille de Vitkov, ce qui suffit à anéantir la croisade, et entre en libérateur dans Prague. Presque toute
Ultraquistes et Taborites
Les Ultraquistes et les Taborites sont les deux principales ailes du mouvement Hussite. Les premiers peuvent être vus comme les modérés. Ils reconnaissent encore la communion des deux espèces. Ils prennent comme symbole le Calice. Les Taborites, au contraire, refusent de reconnaître la moindre autorité religieuse terrestre et ne veulent vivre que par rapport aux lois de la Bible. la Bohême la Moravie
Les Croisades se suivent… et se ressemblent
En Août 1421, une armée allemande passe à l’attaque, mais, le siège de la ville de Zatec est un échec et il suffit de l’annonce de l’arrivée de l’armée hussite pour les disperser. A la fin de l’année, Sigismong lui-même attaque et s’empare de Kutna Hora mais le 6 janvier 1422, il est défait une fois de plus par Jan Zizka à la bataille de Nemecky Brod. La croisade suivante est un échec au moins égal : en dépit de la mort de Zizka, les troupes hussites écrasent les Allemands à Usti nad Lebem, puis à Tachov en 1427, ce qui ouvre aux troupes hussites les routes de l’Allemagne. A la mort de Jan Zizka, c´est Prokop Holy qui prend la releve du plus grand chef militaire Tcheque, maitre de guerre qui ne fut jamais défait au combat, avec un succés égal : en 1431, une nouvelle armée est mise en déroute a l´approche des Orphelins, comme se font appeller desormais les soldats Taborites, orphelins de leur chef adoré.
La Paix
Les Princes Allemands et l’Eglise, inquiets de voir la contagion Hussite s´étendre, acceptent de négocier. A défaut de pouvoir écraser l’hérésie, ils veulent la contenir et pour cela, ils montent les Ultraquistes modérés contre les Taborites, beaucoup plus extremes pour ne pas dire revolutionnaires, en leur promettant qu´ils pourront garder les domaines religieux confisqués. Le 30 Mai 1434, a Lipan, la derniere bataille signification des Guerres Hussites se déroule entre nobles et Taborites : ces derniers sont écrasés.
Le 15 juillet 1436 les Compactats sont signés entre Eglise et nobles modérés. La même année, Sigismond ratifie les accords, ce qui était sa seule et dernière chance de se voir reconnaître Roi de Bohême puisqu’il meurt en 1437 ! Les Compactats valident la confiscation, lors des soulèvements hussites, des biens de l'Église, confiscations qui ont profité à la noblesse tchèque et aux villes.
21 ans après la mort de Jan Hus sur le bûcher, le Royaume de Bohême la Réforme la Couronne la Guerre
07 mars 2007
CHARLES IV et L’AGE D’OR
A la suite de la mort de Venceslas III, une courte période d’instabilité s’ensuivit. La noblesse se rebella, et déposa le roi qui suivit avec l’accord de l’Empereur Henri VII de Luxembourg. Celui-ci consentit alors à marier son fils, Jean, à Elisabeth (ou Eliška), fille du dernier roi Přemyslide (cf photo suivante). Ainsi, il devint Roi de Bohême (1310-1346) et fonda la dynastie des Luxembourg.
La noblesse avait acquis un tel pouvoir à cette époque que le nouveau Roi s’est surtout fait connaître sur le plan des relations diplomatiques. Il voyage beaucoup, surtout à la Cour de France. Son influence internationale est telle qu’il est fréquemment appellé à l’aide pour régler les affaires et diffěrends des royaumes voisins.
Deux faits témoignent de son amitié pour la France : d’une part il envoya son fils aîné, Venceslas (le futur Charles IV), parfait son éducation à la Cour de France, et ensuite il trouva la mort sur le champ de bataille, en combattant du côté français à la bataille de Crécy (1346). A noter qu’il y participa malgré sa cécité ! Venceslas/Charles IV participa aussi à la bataille mais, quoique blessé, il survécut et put succéder à son père, et offrir au Royaume de Bohême ce qui est incontestablement son Age d’Or. 
En montant sur le trône, Charles IV avait déjà une solide expérience de souverain. Du vivant de son père, il était déjà Margrave de Moravie et Roi de Rome. Mais à la différence de son pere Jean, il se concentre sur la gestion et à l’embellissement de ses territoires tchèques. En 1344, il obtint du pape Clément VI (qui avait été son professeur en France!) la création de l’Archevêché de Prague. Deux ans après son couronnement, en 1348, il fonda à Prague la plus ancienne Université d’Europe Centrale – qui porte encore aujourd’hui son nom. Il encouragea le développement de sa capitale en autorisant la construction de la Nouvelle Ville de Prague et surtout du Pont Charles qui relie Mala Strana à la Vieille Ville. De plus, il développa les fortifications et lança la reconstruction de la Cathédrale Saint-Vitus. En 1355, son triomphe fut complet lorsqu’il fut couronné Empereur Romain-Germanique. Une année plus tard, il décréta la Bulle d’Or qui allait régir l’Election des Empereurs pour les siècles à venir ! Pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, il est surnommé le Père de la Patrie.
Il mourut en 1378 et c’est son fils Venceslas IV (1378-1419) qui lui succéda sur le trône. C’est lors de son long règne qu’une dépression économique sévère, conjuguée au schisme de la papauté, allait faire naître une situation quasi-révolutionnaire non seulement pour son royaume, mais aussi pour toute l’Europe !





















